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Quel joli nom pour cet instrument typique de nos régions et qui reflète bien notre Terre d’OCCITANIE !
C’est l’instrument de musique le plus pittoresque et le plus représentatif de la HAUTE-AUVERGNE. Son berceau est dans le CANTAL et plus particulièrement dans la région d’AURILLAC (ORLHAC) bien qu’elle soit beaucoup jouée également en Aveyron et Lozère.
L’ELOGE DE LA CABRETTE
 
Camille Gandilhon Gens d’Armes
 


O Source vive de musique
Où s’abreuve le rythme antique
Auquel la bourrée obéit!
O Fille des Muses, musette,
Laisse moi te chanter, cabrette,
Cornemuse de mon pays !
 
Bien avant que fleurît la France,
Tu menais la joie et la danse
Et le pâtre te chérissait,
Le pâtre surtout des montagnes
O sœur des binious de Bretagne
Et des vieux pibrocks Ecossais !
 
Parle nous des aïeux, cabrette !
Gauloise, comme l’alouette,
Tu les as connus, nos aïeux.
Tes fanfaronnes mélopées
Scandaient la danse des épées,
Par les beaux soirs victorieux.
 
Les jours de fête et de bombance,
Ivre, tu déchaînais la danse,
Tandis que le bon vin coulait.
Dans la disette et la misère,
Tu n’abandonnais pas nos pères ;
Ton beau rire les consolait.
 
Et maintenant te voilà vieille ;
Mais ta voix est jeune, ô merveille !
Comme un chant de grive en avril ;
Et ta souple gaine, écarlate,
Comme le teint d’une Auvergnate,
Te préserve de tout péril.
 
Va, pour l’Auvergne, Dieu t’a faite,
Ainsi que l’a dit le poète
Vermenouze qui t’aimait tant.
Reste en Auvergne, cornemuse,
Et reste aussi, toi, l’autre Muse,
O bourrée aux gestes d’antan !
 
Restez, car vous êtes si nôtres !
Nous laisserons la valse à d’autres,
A d’autres accordéons.
Et les crins-crins et les trompettes ;
Et nous te garderons, cabrette,
Cabrette, nous te garderons.
 
Au bras des gaillards à grand feutre,
Très auvergnate et non pas neutre,
Dans les noces tu trôneras,
Dans les auberges, sur les places,
Et, tes trilles vrillant l’espace,
Toute l’Auvergne t’entendra.
 
On t’accuse d’être criarde ;
C’est que ta voix est montagnarde.
Ce qui t’entoure, tu le prends :
C’est l’air des cimes qui te gonfle,
Et quand ton bourdon grave ronfle,
C’est la complainte des torrents.
 
O Belle fille aux fortes hanches,
Les souffles dont vibrent tes anches
Sentent les fruits aigres d’ici :
Ils ont pris le goût des prunelles ;
Et si ta peau de chèvre bêle,
C’est que la chèvre bêle aussi.
 
Ces notes, âpres et pointues,
Que tu files et perpétues,
Sont des aiguilles de sapin ;
Et si ta large panse est rouge,
C’est que nos vieux cuivres sont rouges
Et rouge notre jeune vin.
 
Oui, l’Auvergne est là dans ton outre.
Et je crois qu’on y trouve, en outre,
Verve française et bonne humeur,
Un peu, parfois, de gaillardise
Et de cette bravoure exquise
Qui fait qu’en souriant l’on meurt.
 
Si des « regrets », quelque tristesse,
Hantent ta sonore allégresse,
Plaintes de coucou dans les bois,
Tu restes virile et fringante ;
Ton souffle est fort, ta voix stridente,
Cocorico de coq gaulois !
Au centre de l’instrument, se trouve un sac d’origine animale qui fait fonction de réserve d’air. Généralement l’air utilisé n’est autre que le souffle du musicien. Celui-ci gonfle directement la poche au moyen d’un petit tuyau de bois fixé sur le sac, le tuyau d’insufflation d’air, « buffet » en Occitan « porte-vent » en français. Mais certaines cornemuses, dont la Cabrette,  fonctionnent exclusivement à l’air ambiant, plus sain pour les anches, propulsé dans la poche grâce à un soufflet que le musicien presse avec son avant-bras.
Le mot CORNEMUSE n’a pas d’équivalent en Occitan
 
Chaque cornemuse, lorsqu’elle est d’origine récente, porte le nom de son inventeur ou bien, dans le cas contraire, les noms locaux de l’outre, de l’animal qui a servi à la confectionner, du souffle nécessaire à son gonflement. Ainsi, la Cornemuse Limousine est appelée « chabrette » (petite chèvre en occitan) ; celle de l’Auvergne et du Rouergue « cabrette » (avec le même sens), celle du Haut-Languedoc « crabo » (chèvre) ou « boudégo » (outre à vin), celle des Landes de Gascogne « bouhe » (de « bouha » : souffler) ou « bouhaoussac » (« souffle dans le sac »), etc. Dans tous les cas, toutes ont bien cette origine Occitane !
L’anche est une languette dont les vibrations produisent les sons dans certains instruments à vent. En Occitanie, on utilise surtout deux types d’anches :
 
- simple ou battante : petits cylindres de roseau, de sureau, de paille, de plume d’oie ou d’aigle, dans lesquels on taille une fine lamelle. Les vibrations de cette languette sur le socle provoquent alors les sons.
 
- anche double : présente dans la plupart des instruments à perce conique. Deux fines lamelles attachées directement ensemble, ou sur un petit tuyau de cuivre, le « cuivret » produisent un son, en vibrant l’une contre l’autre.
Sur cette outre, sont placées une, deux ou plusieurs pièces de bois, de taille et de conception différentes mais au rôle identique : la production du son. Dans la majorité des cas, le tuyau mélodique (« pied ») présente toutes les caractéristiques du hautbois traditionnel :forme extérieure évasée, perce intérieure conique, utilisation obligatoire d’une anche double, trous de jeux dépourvus de clés. Les (« bourdons ») sont généralement de perce cylindrique et nécessitent l’utilisation d’une anche simple. Habituellement dépourvus de trous mélodiques, ils ne produisent qu’une seule note, le plus souvent l’octave inférieure de la fondamentale du hautbois mélodique. Ils sont presque toujours divisés en deux ou trois parties coulissantes, ce qui permet un réglage précis de leur longueur et, par conséquent, l’obtention d’un accord de qualité.
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